OpenAI assure que GPT peut migrer le COBOL des banques traditionnelles
Alban Martin- À l'instant
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OpenAI annonce d’importants progrès de ses modèles de code sur les langages anciens et peu documentés, notamment le COBOL, le Fortran et le Visual Basic. L’objectif : aider les entreprises, et surtout les banques, à moderniser des systèmes critiques loin du temps réel et dont les développeurs se font de plus en plus rares.
Un enjeu majeur pour les banques
Selon OpenAI, 40 % des banques dans le monde s’appuient encore sur des systèmes COBOL. Migrer ces applications vers des langages modernes coûte entre plusieurs millions et plusieurs centaines de millions d’euros, et prend souvent des années. Avec le départ à la retraite des spécialistes COBOL, le besoin de solutions d’assistance devient urgent.
Les progrès mesurés
OpenAI a créé un benchmark appelé MultiLangBench. Il demande aux modèles de construire un moteur de base de données compatible SQLite dans 20 langages différents. Résultats :
- GPT-6 Astra : 87,4 % de taux de réussite moyen (contre 26,8 % pour GPT-5.6 Sol)
- COBOL reste le plus difficile : 72,1 % (contre 10,9 % auparavant)
- Gains marquants aussi sur Fortran (83,5 %) et Visual Basic (89,4 %)
Un second test évalue la migration de programmes COBOL vers C++, Java, Kotlin, Python ou Rust, tout en préservant exactement le comportement d’origine (arrondis, gestion des enregistrements manquants, etc.).
De son coté, GPT-6.1 Sol atteint :
- 86,6 % de précision en mode raisonnement faible
- 97,9 % en mode raisonnement élevé
Une migration n’est considérée comme réussie que si tous les tests passent.
Limites clairement rappelées
OpenAI insiste : ces capacités aident les équipes à maintenir et moderniser les systèmes existants, mais une migration en production exige toujours une revue d’experts et des tests approfondis face aux règles métier et aux dépendances du système.
Ces avancées s’inscrivent dans une demande croissante des clients entreprise. Les modèles deviennent progressivement capables de travailler sur du code legacy, un domaine jusqu’ici très difficile pour l’IA.
Mais quel secteur sera épargné par l'IA ?




















