AirDrop fonctionne sur Linux grâce à un projet open source
Alexandre Godard- Il y a 47 min (Màj À l'instant)
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AirDrop débarque sur Linux grâce à un projet open source qui permet d’envoyer et de recevoir des fichiers depuis un iPhone, sans rien installer sur ce dernier. Une avancée surprenante, même si les débits restent modestes et la compatibilité encore limitée.
AirDrop sur Linux ?
Un développeur vient de réussir ce qu'Apple n'a jamais voulu proposer : faire dialoguer un iPhone et un ordinateur Linux via le véritable AirDrop. Le projet s'appelle omdrop-owl. Il a été publié en open source le 8 octobre 2026 par Tristan, connu sur GitHub sous le pseudo t4t5.
Sous le capot, AirDrop repose sur AWDL, une liaison Wi-Fi directe propre à Apple, complétée par des annonces Bluetooth Low Energy pour repérer les appareils voisins. Jusqu'ici, seules les puces Wi-Fi des produits Apple savaient la parler. Ici, c'est le logiciel OWL, issu des travaux du laboratoire de recherche seemoo, qui fait tourner AWDL dans l'espace utilisateur de Linux, via une interface en mode moniteur. L'outil omdrop se charge ensuite de la découverte des appareils, de l'envoi et de la réception des fichiers.
Côté iPhone, rien à installer : l'ordinateur apparaît dans la feuille de partage AirDrop habituelle, et le transfert fonctionne dans les deux sens. Le premier matériel visé est la puce MediaTek MT7925, que l'on retrouve par exemple dans le Framework 13. Bonne nouvelle, la connexion Wi-Fi reste active pendant l'échange. Les débits relevés tournent autour de 1,3 Mo/s en réception et 490 ko/s en envoi, très loin d'un AirDrop entre deux appareils Apple.
Les contraintes restent nombreuses. Le projet est expérimental et dépend du pilote Wi-Fi utilisé : les cartes Intel passent par des profils moins éprouvés, qu'il faut activer manuellement. Le point d'accès doit en outre émettre sur le canal 6, 44 ou 149, les seuls que gère AWDL. Une variante nommée omdrop-awdl existe pour les puces Broadcom, et des intégrations commencent à apparaître, comme l'application LocalDrop ou le bureau Omarchy.
Au-delà de l'exploit technique, ce projet montre que les protocoles fermés d'Apple restent à la portée du reverse engineering. Reste à savoir si Apple réagira, par exemple au fil de ses prochaines mises à jour d'iOS, si l'usage venait à se répandre.

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