Google Maps passe à l'IA agentique
Alexandre Godard- À l'instant
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Google continue de transformer Google Maps en véritable assistant intelligent. Grâce à de nouvelles fonctions propulsées par Gemini, l'application peut désormais rechercher un hôtel, trouver un événement ou même préparer une commande de repas à votre place… mais ces nouveautés restent, pour l'instant, réservées aux États-Unis.
Google Maps peut désormais commander votre repas à votre place, mais pas encore en France
Google vient de franchir une nouvelle étape dans la transformation de Maps en assistant conversationnel complet. Depuis jeudi, Ask Maps, la couche Gemini intégrée à l'application depuis mars, gagne des capacités dites agentiques : il devient possible de lui demander de commander un plat à emporter, de dénicher un hôtel selon des critères précis ou de repérer un événement local, le tout en une seule requête formulée en langage naturel.
Concrètement, un utilisateur peut désormais taper une phrase comme "commande-moi un pad thaï à récupérer sur mon trajet retour" et laisser l'IA identifier les restaurants ouverts sur l'itinéraire, ajouter le plat au panier et ne conserver que la validation finale du paiement. Cette fonction de commande s'appuie pour l'instant sur les plateformes Square et Toast, Uber Eats devant rejoindre l'ensemble plus tard. Google en profite aussi pour muscler Ask Maps sur d'autres fronts : un widget de transport en commun affiche désormais les retards de bus, métro ou ferry en temps réel, et une intégration facultative avec Gmail permet à l'assistant de tenir compte des réservations d'hôtel ou de vols déjà présentes dans la boîte mail.
Reste la question qui intéresse directement les utilisateurs français : rien de tout cela n'est accessible dans l'Hexagone pour le moment. Ask Maps s'étend certes à de nouveaux pays comme l'Australie, le Brésil, le Canada, l'Indonésie, le Japon et le Mexique, en plus d'une présence en anglais dans plus de 150 territoires. Mais la commande de nourriture, la recherche d'hôtels et d'événements ainsi que les contributions conversationnelles restent réservées aux États-Unis au lancement, et Google ne donne aucune date pour une arrivée en Europe.
La France attend donc toujours son tour, comme c'est déjà le cas pour Ask Maps dans sa version de base, disponible depuis plusieurs mois outre-Atlantique sans calendrier officiel de déploiement européen. De quoi nourrir un peu plus l'écart qui se creuse entre les marchés anglophones et le reste du monde sur les usages liés à l'IA générative.



















