Apple recrute pour ses futurs modems 6G
Alban Martin- Il y a 4 min
- 💬 Réagir
- 🔈 Écouter
Apple continue d’anticiper l’arrivée de la 6G, le successeur de la 5G attendu autour de 2030. La marque américaine a publié une offre d’emploi pour un 6G Cellular Modem Systems Engineer, confirmant qu’elle avance sur ses propres puces cellulaires pour les futurs iPhone.
Un poste stratégique
Le poste, listé récemment sur le site carrières d’Apple (San Diego et Sunnyvale), vise à « définir et construire la prochaine génération de technologie cellulaire » dans le cadre de la transition vers la 6G.
Le profil recherché doit maîtriser les standards cellulaires (6G émergent, 5G NR, 4G LTE), notamment les aspects RAN1 du 3GPP, et disposer d’au moins 10 ans d’expérience. La rémunération de base annoncée se situe entre 175 000 et 308 500 dollars, hors actions et avantages, ce qui peut généralement doubler la mise.
Le rôle couvre toute la chaîne : définition des fonctionnalités, conception d’algorithmes, architecture matérielle et logicielle, jusqu’à la mise en production du silicium. L’objectif affiché est d’améliorer performances et efficacité énergétique pour l’expérience utilisateur sur les produits Apple.
Pourquoi Apple s’y met déjà
Apple conçoit désormais ses propres modems (C1, C1X, C2 et suivants). Pour ne pas dépendre de fournisseurs externes lorsque la 6G arrivera, la marque doit être prête en amont. Elle travaille sur le sujet depuis au moins 2020 et figure parmi les membres fondateurs de la Next G Alliance, l’initiative nord-américaine de l’ATIS destinée à faire progresser la 6G.
La 6G en est encore au stade de développement : les bandes de fréquences ne sont pas finalisées et les exigences de performance officielles doivent être validées plus tard cette année. Les objectifs principaux restent des débits plus élevés (surtout en upload), une latence encore plus faible et une meilleure efficacité énergétique. La 5G sert déjà d’accès internet fixe dans certains foyers ; la 6G devrait amplifier cette tendance.
Contexte concurrentiel
Apple n’est pas seule : Qualcomm, Nokia, Samsung et Ericsson mènent aussi des travaux de recherche sur la 6G. En participant activement aux standards (3GPP et Next G Alliance), la Pomme vise à influencer la technologie plutôt que de la subir, comme cela a parfois été le cas lors du passage à la 5G.
Cette offre d’emploi s’inscrit dans une logique de long terme. Les premiers iPhone 6G ne sont pas attendus avant la fin de la décennie, mais les décisions prises maintenant détermineront la compétitivité des modems Apple dans cinq à six ans.




















