Apple ouvre une page dédiée à l'AI Act européen

europe union iconL’Union européenne continue de forcer Apple à faire des choses qu’elle ne souhaite pas, et c’est encore une fois autour de l’intelligence artificielle.

Apple ouvre une page dédiée à l'AI Act européen, et ce n'est pas vraiment son idée

Apple vient de mettre en ligne une nouvelle section de son site consacrée au règlement européen sur l'intelligence artificielle. Elle ne concerne pour l'instant qu'un seul modèle : AFM 3 Cloud, celui qui fait tourner une partie des fonctions d'Apple Intelligence sur les serveurs de l'entreprise plutôt que sur l'appareil. C'est ce modèle qui traite notamment les requêtes envoyées à Siri, certains outils de retouche photo intelligents, Image Playground, ou encore les actions liées à l'IA dans l'app Raccourcis, chaque fois que la tâche dépasse les capacités du traitement local.

Trois documents accompagnent la page. Un formulaire décrit le modèle pour les développeurs qui voudraient l'intégrer dans leurs propres applications. Un résumé présente les grandes catégories de contenu utilisées pour l'entraînement. Un troisième formulaire permet aux ayants droit de signaler une utilisation contestée de leurs œuvres.

europe apple logo ue

Ce n'est pas un geste spontané. Depuis le 2 août 2026, le règlement européen impose aux fournisseurs de modèles d'IA à usage général de documenter leurs systèmes et de publier un résumé de leurs données d'entraînement, conformément aux articles 53(1)(b) et 53(1)(d) du texte. Le formulaire de réclamation découle de la même logique : vérifier si des contenus protégés ont servi à nourrir un modèle, et contester ce traitement s'il n'a pas respecté les réserves de droits des créateurs.

Le détail qui donne du relief à cette annonce, c'est qu'Apple avait déjà eu l'occasion de choisir la transparence de son propre chef. Fin 2024, ses actionnaires avaient rejeté une résolution demandant à l'entreprise de publier un rapport sur l'usage éthique de l'intelligence artificielle, notamment sur le respect des œuvres protégées. La direction avait alors jugé qu'un tel rapport nuirait à sa position concurrentielle. Deux ans plus tard, c'est une loi, et non un vote d'actionnaires, qui obtient ce que la pression interne n'avait pas réussi à imposer, mais seulement dans les limites strictes de ce que le texte européen exige.

Via

2 réactions

Pierre321 - iPad ↩

@Maxomini

Que pouvions nous attendre d’une organisation organisée autour et aux mains de commissaires politique européens 😪

15/09/2026 à 23h57

Maxomini - iPhone premium ↩

L'UERSS dans sa toute puissance, après le bouchon qui reste sur la bouteille nos genies ont vraiment un talent de dingue, vivement leur chute

15/09/2026 à 19h27

Donnez votre avis
Cliquez pour commenter
Vous aimerez peut-être

Suivez-nous avec notre app iSoft
Articles populaires
Les derniers articles