Des neurones humains apprennent à jouer à Doom en dehors du cerveau

chimie icone app ipa iphoneCortical Labs est parvenue à faire jouer au jeu vidéo Doom à des centaines de milliers de neurones humains cultivés en laboratoire, en dehors d’un cerveau. Une prouesse scientifique à la fois fascinante et inquiétante. Voici les explications.

Des neurones humains apprennent à jouer à Doom

Une startup australienne vient de franchir une étape inédite dans l’histoire de l’informatique biologique. Cortical Labs a réussi à faire jouer à Doom un ensemble de 200 000 neurones humains cultivés en laboratoire, posant ainsi les bases d’une nouvelle forme d’intelligence hybride.

Le système, baptisé CL1, repose sur une puce équipée d’un réseau de microélectrodes sur lequel reposent ces cellules vivantes. Les informations du jeu, comme la position des ennemis ou la géométrie des couloirs, sont converties en impulsions électriques envoyées directement aux neurones. Ces derniers répondent en émettant des signaux interprétés comme des commandes : se déplacer, viser, tirer. L’ensemble fonctionne selon un principe d’apprentissage par renforcement : des stimulations de récompense ou de punition orientent progressivement les réponses cellulaires, à la manière d’un réseau de neurones artificiels, mais constitué de matière biologique réelle.

intelligence artificielle ai

Doom implique une navigation en trois dimensions, la détection d’ennemis et la gestion d’un environnement dynamique. Pour l’instant, les performances restent modestes, celles d’un joueur débutant : les cellules progressent dans un couloir, identifient des cibles et tirent, mais sans mémoire spatiale ni stratégie élaborée.

Selon Cortical Labs, la puce présente des avantages concrets par rapport aux processeurs classiques. Les neurones s’auto-organisent et développent des comportements adaptatifs sans programmation explicite, ce qui rend le système particulièrement économe en énergie. La startup, dont la mission est de fusionner biologie et silicium pour créer une “intelligence artificielle réelle”, commercialise cette puce autour de 35 000 euros et propose un accès cloud pour les développeurs.

Mais cette avancée ouvre aussi des questions éthiques difficiles. Si ces réseaux venaient à atteindre des milliards de cellules, pourraient-ils développer une forme de conscience ou simuler des émotions ? La durée de vie limitée des neurones pose par ailleurs des défis pour toute application à grande échelle. Dans une course technologique mondiale de plus en plus intense, ces interrogations risquent d’avancer moins vite que la technologie elle-même.

2 réactions

Dargo (rédacteur)

@Hugo - iPhone premium : Je confirme !

09/03/2026 à 13h56

Hugo - iPhone premium

Truc de fou !

09/03/2026 à 12h25

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