L’IA prend le contrôle du développement chez Spotify
- 👨 Alexandre Godard
- Il y a 3 heures
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Spotify : les meilleurs développeurs n’ont plus écrit une ligne de code depuis décembre
Lors de l’annonce des résultats financiers du quatrième trimestre 2025 de Spotify, Gustav Söderström a fait une déclaration retentissante qui témoigne de l’impact de l’IA générative sur le développement de logiciels. Selon le co-PDG, les meilleurs développeurs de l’entreprise n’ont pas écrit une seule ligne de code depuis décembre 2025. Au lieu de cela, ils génèrent du code et le supervisent.
Cette transformation radicale s’est accélérée pendant les fêtes de fin d’année, que Söderström qualifie d’événement singulier en termes de productivité IA. Le déploiement de Claude Opus 4.5 et de Claude Code en décembre a marqué un seuil où les outils ont commencé à fonctionner de manière véritablement efficace.
Pour concrétiser cette évolution, Spotify a développé un système interne appelé “Honk”. Grâce à cet outil, un ingénieur peut, depuis son téléphone pendant son trajet matinal, demander à Claude Code de corriger un bug ou d’ajouter une fonctionnalité à l’application iOS. Une fois le travail terminé, l’ingénieur reçoit une nouvelle version de l’application sur Slack, qu’il peut fusionner en production avant même d’arriver au bureau.
Des partenaires IA de premier plan ont qualifié ce système de “leader de l’industrie”, selon Söderström. Cette approche permet à Spotify d’accélérer considérablement son rythme de développement et de déploiement de nouvelles fonctionnalités. En 2025, la plateforme a lancé plus de 50 nouvelles fonctionnalités, impensable sans l'IA auparavant.
Cependant, le co-PDG prévient que ce n’est que le début. Les pratiques d’ingénierie, de produit et de design vont devoir évoluer. Cette période de transition sera difficile pour de nombreuses entreprises technologiques qui devront faire preuve d’agilité, car les outils et capacités continuent d’évoluer rapidement.
Söderström anticipe que les entreprises de logiciels vont produire énormément plus de logiciels, jusqu’à ce que le facteur limitant devienne la capacité des consommateurs à absorber le changement.