Facebook : Les algorithmes au coeur d'une polémique

facebook icone app ipa iphone ipadDans un fil d'actualité Facebook, vous avez chaque jour des centaines et des centaines de nouvelles publications. Pour faire un tri et vous mettre en avant les publications qui ont le plus de chance de vous intéresser, Facebook fait appel à des algorithmes. Leurs objectifs sont déjà définis à l'avance pour vous donner envie de liker et commenter. Cependant, le contenu sélectionné par Facebook aurait plus tendance à "diviser" plutôt qu'à rassembler.

Un problème qui existe depuis longtemps

Quand on a autant d'utilisateurs à travers le monde, il est difficile d'organiser l'affichage des publications avec des équipes humaines. Facebook comme de nombreux autres services (du type Spotify, Netflix...) utilise des algorithmes. Il s'agit d'un système qui analyse ce que vous aimez et ce qui vous fait réagir. L'objectif est de vous donner la visibilité sur les contenus qui vont vous intéresser.
Le problème c'est que quand on a l'habitude de fréquemment réagir sur un sujet, ce n'est pas forcément parce que celui-ci nous plait. C'est souvent pour donner un coup de gueule ou exprimer son mécontentement. En tout cas en France par exemple.

Une récente enquête du Wall Street Journal a révélé un malaise au sein des publications mises en avant par les algorithmes de Facebook. En effet, des contenus jugés trop "sensationnels" et "polarisés" sont trop souvent mis en avant.
En interne chez Facebook, des cadres supérieurs auraient été invités à prendre des mesures par rapport aux contenus conflictuels, mais rien n'aurait été fait.

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Voici un extrait de l'article du média américain qui explique :

Une équipe Facebook avait un message franc pour les cadres supérieurs. Les algorithmes de l'entreprise ne rassemblaient pas les gens. Ils séparaient les gens.
Le nombre élevé de groupes extrémistes était préoccupant, selon une présentation antérieure. Pire encore, Facebook s'est rendu compte que ses algorithmes étaient responsables de leur croissance [constatant] que «64% de toutes les jointures de groupes extrémistes sont dues à nos outils de recommandation» et que la plupart des activités provenaient des «Groupes que vous devriez rejoindre» de la plateforme et « Découvrez les «algorithmes:« Nos systèmes de recommandation aggravent le problème »[…]

Facebook a lancé un effort interne pour comprendre comment sa plate-forme a façonné le comportement des utilisateurs et comment l'entreprise pourrait limiter les dommages potentiels. Le chef de la direction, Mark Zuckerberg, avait exprimé en public et en privé son inquiétude face au «sensationnalisme et polarisation».

Mais au final, l'intérêt de Facebook a été éphémère. M. Zuckerberg et d'autres cadres supérieurs ont largement mis de côté la recherche fondamentale, selon des documents internes non signalés et des personnes proche du dossier, et affaibli ou bloqué les efforts pour appliquer ses conclusions aux produits Facebook.

Si Facebook a choisi de ne rien faire pour l'instant, c'est essentiellement lié à la liberté d'expression. Le réseau social a adopté une position, qui explique que chaque personne a le droit de s'exprimer et que ses publications ont tout autant le droit d'être mises en avant que les autres.
Ce que ne veut pas non plus Facebook, c'est être accusé de favoriser les idéologies d'un parti politique plus que l'autre.
Imaginons que demain le réseau social demande à son algorithme de ne plus mettre en avant les publications qui abordent les problèmes que provoque l'immigration, Facebook pourrait être accusé de vouloir réduire au silence l'opinion des partis politique en question. Et juste avant les élections présidentielles américaines, le réseau social ne veut pas avoir l'image de favoriser les démocrates ou autres. Surtout après Cambridge Analytica.

La décision est assez difficile pour Facebook puisque depuis sa création le réseau social a toujours eu pour but de "rassembler" les utilisateurs, sauf que d'après de nombreuses personnes les algorithmes ont trop tendance à rendre visibles les publications jugées "extrémistes" pour provoquer des interactions.
Pas facile de gérer un réseau social avec plus de deux milliards d'utilisateurs...

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