Bose, Sennheiser, Samsung : des substances chimiques détectées dans les casques testés

bose icone app ipa iphone ipadOn connaît la marque, le prix, le niveau de réduction de bruit. Ce qu’on ignore, c’est la liste de ce qu’on colle contre sa peau pendant des heures. Et à en croire cette étude, il y a un souci sur certains produits.

Ce que votre casque ne dit pas sur son emballage

Une étude publiée en février 2026 par le collectif ToxFREE LIFE for All a testé 81 modèles de casques et d’écouteurs, achetés dans cinq pays d’Europe centrale et sur des plateformes comme Shein ou Temu. Résultat identique pour chacun d’entre eux : présence de substances chimiques dangereuses, sans exception, quelle que soit la gamme de prix. Bose, Sennheiser, Samsung, Panasonic — personne n’est épargné.

Même Apple est concernée avec ses AirPods Pro 2 et AirPods Max. Beats, également propriété d’Apple, est aussi citée avec le modèle Beats Solo 4.

Les chimistes ont trouvé du BPA dans 98 % des échantillons. Ce perturbateur endocrinien, censé avoir été progressivement éliminé des produits grand public, est toujours là — dans le plastique dur des coques, des tiges, des embouts. Son remplaçant officiel, le BPS, n’est guère mieux : présent dans plus des trois quarts des modèles, il agit de la même façon sur le système hormonal. D’autres substances s’y ajoutent — phtalates, paraffines chlorées, retardateurs de flamme — dont certaines figurent parmi les toxiques les mieux documentés en toxicologie humaine.

casque audio bose quietconfort ultra 2

Ce qui change tout par rapport à un simple risque théorique, c’est la mécanique du contact. La chaleur du corps, la transpiration, et la durée d’exposition créent les conditions idéales pour que ces molécules migrent hors du plastique vers la peau. Les écouteurs intra-auriculaires, collés dans le conduit auditif pendant un trajet ou une séance de sport, représentent le cas le plus critique.

Faut-il jeter ses écouteurs demain matin ? Non. Les concentrations relevées restent faibles et le risque immédiat est limité. Mais l’accumulation sur des années, particulièrement chez les adolescents, est une autre affaire. Les chercheurs le disent clairement : pour les perturbateurs endocriniens, il n’existe pas de seuil en dessous duquel l’exposition est sans effet.

La vraie question n’est pas médicale — elle est réglementaire. L’industrie électronique échappe encore aux restrictions chimiques qui s’appliquent aux jouets ou aux articles de puériculture. Les fabricants n’ont aucune obligation de divulguer ce que contient le plastique de leurs produits. ToxFREE réclame des interdictions par classe de substances entières, pas au cas par cas. Un changement de méthode que l’UE tarde à adopter.

Les réactions
Aucun commentaire pour le moment, lancez la discussion.
Donnez votre avis
Cliquez pour commenter
Vous aimerez peut-être

Suivez-nous avec notre app iSoft
Articles populaires
Les derniers articles