Le consentement sexuel via des applications n'est pas une bonne idée

Les développeurs ne manquent pas d'idées et aiment surfer sur les vagues d'actualité... Seulement, ce n'est pas toujours une bonne idée de vouloir sortir une application pour tout et n'importe quoi. L'un des derniers exemples que l'on peut citer concerne les viols et le consentement des deux parties lors d'un rapport sexuel.

Sujet épineux qui a pris de l'importance ces derniers temps, la loi cherchant à protéger d'éventuelles victimes de cette acte atroce. C'est pour cela que de nouvelles applications affluent sur l'App Store ces derniers mois, cherchant à faire signer les deux personnes avant de passer à l'acte, pour éviter de mauvaises surprises. 

 

Les apps de consentement sexuel comme Legal Fling ne sont pas efficaces

Au contraire, selon les avocats qui y voient un danger : celui de tout inverser et d'encourager le viol. Pourtant, l'idée de base est bonne, et en prenant l'exemple de Legal Fling, on constate que l'application sert de contrat d'accord pour passer à l'acte et ce, pour les deux parties. 

Les questions sont nombreuses avant de valider l'accord, puisqu'il faut définir si oui ou non il y aura protection, utilisation de mots crus, autorisation de prendre des photos ou vidéos etc... 

Une fois le consentement mutuel trouvé, il ne reste plus qu'à signer, mais... Les juristes déconseillent la signature d'un contrat comme celui-ci, en quatre raisons : 

1. Si une des deux personnes change d’avis au cours de l’acte, elle n’ose plus le faire, car elle se sent tenue par contrat de respecter l’accord. 

2. Si une des deux personnes change d’avis, l’autre peut très bien faire la sourde oreille et considérer qu’un contrat signé l’autorise à exercer son «droit». 

3. Si une des deux personnes change d’avis, mais que l’autre n’écoute pas, le viol ne sera pas dénoncé devant la justice. La victime se sentira coupable d’avoir dit «oui». 

4. Si la victime porte plainte pour viol, le fait qu’elle ait d’abord consenti risque de discréditer son témoignage.

Si la plupart des applications sont refusées par Apple (c'est le cas pour Legal Fling), certaines passent entre les mailles du filet. Alors, attention !

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