Apple débourse 250 millions pour indemniser les utilisateurs suite au fiasco Siri
- 👨 Alexandre Godard
- Hier à 23:30
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Apple paie 250 millions de dollars pour solder le scandale Siri
Apple a conclu un accord à l’amiable de 250 millions de dollars pour mettre fin à un recours collectif déposé en mars 2025. La plainte reprochait à l’entreprise d’avoir vendu des appareils compatibles Apple Intelligence en promettant des fonctionnalités Siri avancées qui n’étaient pas au rendez-vous au moment de l’achat, et qui ne l’ont jamais vraiment été dans les délais annoncés. Et qui ne le sont toujours pas en réalité...
L’affaire remonte à la WWDC 2024, où Apple avait présenté une version de Siri dite “plus personnalisée”, capable d’interagir avec les applications tierces et de comprendre le contexte personnel de l’utilisateur. Ces promesses ont été relayées par des campagnes publicitaires massives, mais les fonctionnalités en question n’ont jamais été livrées dans le calendrier implicitement promis. La plainte affirmait qu’Apple avait “saturé Internet, la télévision et les ondes” pour alimenter des attentes précises chez les consommateurs.
L’accord, qui a reçu une approbation préliminaire ce 5 mai 2026, prévoit une indemnisation estimée à 25 dollars par appareil éligible, avec un plafond théorique de 95 dollars selon le nombre de demandes effectivement soumises. Moins les utilisateurs réclament, plus chacun touche. Les appareils couverts sont ceux achetés entre le 10 juin 2024 et le 29 mars 2025 aux États-Unis : iPhone 15 Pro, iPhone 15 Pro Max, iPhone 16, iPhone 16e, iPhone 16 Plus, iPhone 16 Pro et iPhone 16 Pro Max.
Pour soumettre une demande, les utilisateurs devront fournir une preuve d’achat, notamment un numéro de série ou des informations liées à leur compte Apple. Les notifications invitant à déposer les dossiers seront envoyées dans les 45 jours. Le montant total du règlement couvre également les honoraires des avocats et les frais administratifs, ce qui réduit la part effectivement redistribuée.
Apple ne reconnaît aucune faute dans cet accord et indique avoir “agi de bonne foi”. Dans un communiqué, la firme rappelle les nombreuses fonctionnalités déjà déployées via Apple Intelligence, comme Visual Intelligence, la traduction en direct ou les outils d'écriture, et précise avoir conclu cet accord pour rester “concentrée sur ce qu’elle fait de mieux”. Le règlement ne concerne en revanche que les utilisateurs américains.