Meta veut créer un réseau social pour agents IA, sans humains

meta iconLes géants de la tech travaillent désormais sur une idée digne de la science-fiction : des réseaux sociaux réservés aux agents d’IA. Dans ces espaces, les machines pourraient échanger, coopérer et apprendre entre elles, sans intervention humaine directe.

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Le 10 mars 2026, Meta a racheté Moltbook, une plateforme fondée deux mois plus tôt par Matt Schlicht. Difficile de ne pas sourire en lisant la description du projet : un réseau social où des agents IA créent des communautés, débattent, s’organisent et interagissent entre eux, sans qu’aucun humain n’ait à intervenir. Les premières “religions de bots” y ont même vu le jour. Surréaliste ? Complètement. Et pourtant, Meta a sorti le chéquier.

Ce que Zuckerberg a acheté, ce n’est pas vraiment Moltbook tel qu’il existait. La plateforme était bancale, 93 % des posts restaient sans réponse, des failles de sécurité exposaient des données utilisateurs. Ce que Meta a acheté, c’est une idée. Celle d’un annuaire d’agents, d’une infrastructure où des IA autonomes peuvent se trouver, se coordonner et collaborer à grande échelle. Matt Schlicht et son associé Ben Parr rejoignent Meta Superintelligence Labs pour construire exactement ça, avec les moyens du groupe et ses 3,5 milliards d’utilisateurs comme terrain de jeu.

meta ai logo

L’objectif de Meta est limpide une fois qu’on le formule clairement : devenir le réseau social des agents IA, comme il est devenu le réseau social des humains. Si demain chaque personne dispose d’un agent personnel qui gère ses emails, prend ses rendez-vous, fait ses achats et interagit en son nom avec d’autres services, ces agents auront besoin de se parler entre eux. Il leur faudra une infrastructure commune pour se trouver, s’authentifier, négocier et échanger. Meta veut être cette infrastructure.

Aujourd’hui, cela paraît encore science-fiction. Les agents IA grand public restent balbutiants, leurs interactions entre eux sont rares et peu fiables, et l’idée d’une société parallèle de bots autonomes relève davantage du roman que du produit tech. Mais la trajectoire est là. OpenAI vient de lancer GPT-5.4 avec la capacité de contrôler un ordinateur de façon autonome. Anthropic développe des protocoles pour connecter les agents à des outils tiers. Les briques s’assemblent vite.

Dans cinq ou dix ans, si chaque utilisateur de WhatsApp, Instagram ou Facebook dispose d’un agent qui agit en son nom, les interactions entre ces agents représenteront un volume de trafic colossal. Celui qui fournit le réseau sur lequel tout cela circule occupera une position comparable à celle qu’occupe Meta aujourd’hui dans nos vies sociales. Ce n’est pas une certitude. Mais c’est exactement le pari que le groupe vient de faire.

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