Un producteur hollywoodien rachète NSO Group, le créateur du logiciel espion Pegasus
Alexandre Godard- Il y a 6 mois
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Un producteur de cinéma s’invite dans le monde de la cybersurveillance. Robert Simonds, connu à Hollywood pour ses productions à succès, mène un groupe d’investisseurs décidé à racheter NSO Group, la société israélienne à l’origine du logiciel espion Pegasus.
Un producteur hollywoodien rachète NSO Group, le créateur du logiciel espion Pegasus
Un groupe d’investisseurs dirigé par le producteur hollywoodien Robert Simonds s’apprête à racheter NSO Group, l’entreprise israélienne à l’origine du tristement célèbre logiciel espion Pegasus. L’accord aurait été conclu en principe, bien que les détails financiers n’aient pas encore été révélés. Ce rachat pourrait marquer un tournant pour NSO, régulièrement critiquée pour son rôle dans des opérations d’espionnage menées par certains gouvernements à travers le monde.
Fondée en 2010, NSO Group s’est fait connaître grâce à Pegasus, un logiciel capable d’infiltrer un iPhone ou un appareil Android sans aucune action de l’utilisateur. Conçu initialement pour aider les autorités à lutter contre le terrorisme, Pegasus a été détourné dans plusieurs affaires de surveillance illégale visant des journalistes, militants et opposants politiques. Ces pratiques ont valu à NSO de multiples procès, dont une plainte d'Apple en 2021.
Robert Simonds, connu pour avoir fondé le studio STX Entertainment, avait déjà tenté de prendre le contrôle de NSO en 2023 avant d’abandonner le projet. Le nouveau rachat devra cependant être approuvé par le gouvernement israélien, car NSO est soumise à une réglementation stricte liée à la sécurité nationale et à l’exportation de technologies de surveillance. Les autorités américaines, notamment la FTC, pourraient également examiner l’opération de près.
Des inquiétudes persistent sur les liens passés de Simonds avec la Chine, via des investissements de groupes comme Hony Capital et Tencent, partenaires historiques de STX. De son côté, un porte-parole de NSO a précisé que l’entreprise resterait basée en Israël et continuerait d’opérer sous supervision gouvernementale, avant de demander le retrait de ses propres déclarations. Si l’opération aboutit, elle pourrait repositionner NSO dans un cadre plus commercial et médiatique, tout en relançant le débat sur les limites éthiques des technologies d’espionnage numérique.
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