Android s’inspire d'Apple et va compliquer l'installation des APK d'apps

android iconDepuis longtemps, le débat oppose deux visions du smartphone : l’écosystème fermé défendu par Apple et l’ouverture revendiquée par Google avec Android. Mais face à la montée des arnaques et des malwares, Google opère un virage discret en 2026. En clair, la fin de l'installation des APK.

Google avoue à demi-mot qu'Apple avait raison depuis 20 ans

Pendant des années, Apple a essuyé les critiques de la communauté Android pour son App Store fermé et son refus du sideloading. Trop restrictif, trop contrôlant, pas assez libre. Sauf que pendant ce temps, les utilisateurs iOS étaient protégés d’une menace que le monde Android connaît bien, les applications malveillantes distribuées en dehors de tout contrôle. Google vient d’annoncer une mesure qui, sans le dire ouvertement, rapproche Android du modèle qu’Apple défend depuis toujours.

À partir de septembre 2026, toutes les applications installées sur un appareil Android certifié devront être associées à un développeur ayant vérifié son identité auprès de Google. Nom légal, adresse, moyen de contact, pièce d’identité ou numéro D-U-N-S pour les entreprises, rien ne sera laissé dans l’ombre. Les clés de signature des applications devront également être enregistrées via la nouvelle Android Developer Console ou la Play Console existante.

aab android apk sideloading

Le calendrier est progressif. Ouvert à tous les développeurs depuis mars 2026 après une phase pilote en novembre 2025, le dispositif entrera en vigueur en septembre 2026 dans quatre pays particulièrement exposés aux arnaques : le Brésil, l’Indonésie, Singapour et la Thaïlande. Le déploiement mondial suivra à partir de 2027.

Google tient à rassurer, le sideloading, l’installation d’apps via les célèbres fichiers APK hors Play Store, n’est pas supprimée. Un développeur vérifié reste libre de distribuer ses apps comme il l’entend, une forme de notarisation qu'on trouve chez Apple. Des options existeront aussi pour les utilisateurs avancés souhaitant installer des apps non vérifiées, avec des avertissements renforcés à la clé. La mesure ne touche par ailleurs que les appareils certifiés Google, les ROM alternatives comme LineageOS ou /e/OS ne sont pas concernées.

Mais soyons honnêtes, l’esprit de la démarche est bien le même (ou similaire) que celui d’Apple. Savoir qui se cache derrière une application avant de l’autoriser à s’installer. Cupertino l’impose depuis toujours via l’App Store, au prix d’une fermeture totale. Google choisit une voie intermédiaire, en préservant l’ouverture d’Android tout en y ajoutant une couche de responsabilité. Un équilibre délicat, mais un virage assumé vers plus de sécurité pour l’utilisateur lambda, celui qui clique sans trop se poser de questions.

Il aura fallu des années de malwares, d’arnaques bancaires et de scandales liés au sideloading pour que Google franchisse ce pas. Apple, lui, n’a jamais eu à le franchir même si l'UE, avec le DMA, est venue tout compliquer par chez nous ces derniers temps.

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