Vente de SFR : que vont devenir les 25,5 millions d’abonnés ?
- 👨 Alexandre Godard
- Il y a 3 heures
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Vente de SFR : qui va où ?
C’est le séisme télécom de la décennie en France. Dans la nuit du 6 au 7 juin 2026, Altice France a signé un protocole d’accord avec Bouygues Telecom, Free et Orange pour leur céder SFR. Le prix : 20,35 milliards d’euros. La conséquence directe : la disparition à terme du quatrième opérateur français et la redistribution de toute sa clientèle entre ses trois concurrents.
Comment les clients vont être répartis
L’accord prévoit une répartition précise des 25,5 millions d’abonnés SFR. Bouygues Telecom récupère la plus grosse part : les activités professionnelles (B2B) de SFR, environ 6,4 millions de clients grand public, ainsi que les 500 000 abonnés du MVNO Prixtel. Free hérite des 6 millions de clients de RED by SFR et de près de 2 millions d’abonnés supplémentaires issus de l’offre grand public. Orange, contraint à une part plus modeste en raison de sa position déjà dominante sur le marché, accueillerait environ 4,9 millions de clients.
Ce qui va changer, ce qui ne change pas
Bonne nouvelle pour les abonnés : les numéros de téléphone seront conservés. Le mécanisme de portabilité des lignes s’appliquera, exactement comme lors d’un changement d’opérateur classique. La continuité de service sur les réseaux mobiles et fixes est également garantie dans le cadre de l’accord.
En revanche, les tarifs pourraient évoluer à la hausse. Le passage de quatre à trois opérateurs réduit mécaniquement la pression concurrentielle sur les prix, un sujet qui inquiète déjà les associations de consommateurs et que devront examiner attentivement les autorités de la concurrence avant de valider l’opération.
Une clôture pas avant 2027
L’accord reste soumis au feu vert des régulateurs, et les groupes eux-mêmes précisent qu’il n’existe “aucune certitude” que l’opération soit finalisée. La clôture est espérée pour le second semestre 2027. D’ici là, SFR continue d’exister et de fonctionner normalement. Les salariés repris, de leur côté, bénéficient d’une garantie d’emploi jusqu’au début de l’année 2029.
Pour les abonnés SFR, aucune action immédiate n’est donc requise. La migration sera progressive et orchestrée par les opérateurs acquéreurs.