Apple pourrait subir la nouvelle hausse des prix de TSMC

Les puces qui équipent les appareils Apple pourraient bientôt coûter plus cher à produire. TSMC, principal fournisseur de la marque, prévoit d’augmenter ses tarifs sur ses technologies de gravure les plus avancées, une hausse qui pourrait avoir des répercussions sur les futurs iPhone, Mac et iPad.

TSMC va augmenter ses prix : Apple est concernée

Le silicium a un prix, et il va grimper. TSMC, le fondeur taïwanais qui fabrique la quasi-totalité des puces d'Apple, a prévenu ses principaux clients d'une hausse tarifaire sur l'ensemble de ses procédés de gravure avancés, des nœuds 7 nm jusqu'aux dernières finesse en 2 nm. Selon plusieurs sources concordantes, les augmentations se situeraient entre 3 et 10 % selon les procédés, les volumes et les contrats en vigueur. Une tendance qui ne devrait pas s'arrêter de sitôt : le fondeur a d'ores et déjà signalé à ses clients que les hausses se poursuivront chaque année jusqu'en 2029 au moins.

Les raisons sont structurelles. TSMC doit financer des investissements colossaux dans ses nouvelles usines en Arizona, au Japon et à Taiwan, absorber la montée en puissance des équipements EUV de dernière génération et faire face à une demande qui dépasse largement ses capacités de production actuelles. Sa capacité mensuelle en 3 nm a beau atteindre 175 000 unités au deuxième trimestre 2026, cela ne suffit toujours pas à satisfaire un marché dopé par l'intelligence artificielle.

Pour Apple, le calendrier est particulièrement délicat. La puce A20, attendue dans l'iPhone 18, sera la première gravée en 2 nm, une technologie dont le wafer de silicium coûterait entre 22 000 et 24 000 dollars l'unité, contre environ 20 000 dollars pour le 3 nm actuel. Les puces des séries A16, A17, A18 et A19, ainsi que les M3, M4 et M5 des Mac et iPad, sont toutes concernées par les hausses sur les procédés inférieurs à 5 nm.

Apple dispose toutefois de leviers d'amortissement. La firme de Cupertino concentrerait plus de 50 % de l'allocation initiale de 2 nm pour 2026 et 2027, ce qui lui confère un poids de négociation significatif. Elle mise aussi sur le déploiement progressif de ses propres modems cellulaires pour réduire sa dépendance aux fournisseurs tiers et ainsi compenser une partie de la pression sur ses marges.

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